Shoji Hamada (1894-1978), le passeur Japon-Europe
Né le 9 décembre 1894 à Kawasaki (préfecture de Kanagawa), Shoji Hamada étudie la céramique au Tokyo Industrial College (aujourd'hui Tokyo Institute of Technology). Durant ses années de formation, il se lie d’amitié avec le céramiste Kawai Kanjirō et rencontre le penseur Yanagi Sōetsu, dont les idées sur la beauté des objets utilitaires influenceront profondément son travail.
En 1920, il accompagne le potier britannique Bernard Leach en Angleterre et participe à la création de l'atelier de St Ives, en Cornouailles. Cette expérience constitue un moment fondateur dans les échanges artistiques entre l’Orient et l’Occident.
De retour au Japon en 1923, Hamada s’installe à Mashiko, un village de potiers qu’il contribue à transformer en centre majeur de la céramique japonaise. Il développe un style caractérisé par des formes simples, des émaux naturels et un attachement aux matériaux locaux.
En 1955, il devient l’un des premiers artisans désignés « Trésor national vivant » par le gouvernement japonais. Il dirige ensuite le Japan Folk Crafts Museum après la mort de Yanagi Sōetsu.
Dates clés
1894 Naissance à Kawasaki, Japon.
1913–1916 Études de céramique au Tokyo Industrial College.
1916–1920 Travaille au Kyoto Ceramic Testing Institute.
1919 Rencontre Yanagi Sōetsu et Bernard Leach.
1920 Départ pour l’Angleterre avec Bernard Leach ; fondation du four de St Ives.
1923–1924 Retour au Japon et installation à Mashiko.
1955 Désigné « Trésor national vivant » (Living National Treasure).
1961 Devient directeur du Japan Folk Crafts Museum après la mort de Yanagi Sōetsu.
1964 Reçoit la Médaille au ruban pourpre.
1968 Reçoit l’Ordre de la Culture du Japon.
1977 Ouverture du musée personnel de Mashiko (Sankōkan).
1978 Décès à Mashiko le 5 janvier.
Shoji Hamada : la cote
Bol, grès , épaisse glaçure ferreuse et kaki, six médaillons d'herbes. Le revers est également recouvert d'une glaçure ferreuse. Diamètre : 52,7 cm. Présenté dans un coffret en bois signé et portant l'inscription ( tomobako) de l'artiste sous le couvercle : « Kakiyu marumon tetsu-e obachi » (Grand bol à décor de médaillons, glaçure kaki et peinture ferreuse), signé Shoji , cacheté Sho et orné d'un kao (monogramme cursif). Christie's, 20 mars 2013, 22.500$.
Bol, grès , riche glaçure tenmoku à motif abstrait. Hauteur : 10,5 cm. Publié dans : Mingei International Museum, Martha W. Longenecker (éd.), Mingei of Japan: The Legacy of The Founders, Soetsu Yanagi, Shoji Hamada, Kanjiro Kawai (Californie, 2006), p. 72 et 74. Christie's, 20 juin 2017, 1.627$.
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