Xavier Castro
Lauréat du Concours des Ateliers d’Art de France en région Occitanie
J’ai découvert le travail de Xavier Castro en 2024 lors de l’exposition Fragments à Toulouse. J’avais alors été immédiatement séduit par la délicatesse de ses pièces, leur légèreté apparente et la finesse de leur exécution.
Né à Reims en 1981 dans une famille d’ébénistes et d’artisans restaurateurs, Xavier Castro développe très tôt une sensibilité aux métiers d’art. Après des études en communication visuelle, il élargit progressivement son champ d’exploration à la porcelaine, aux émaux, à la plumasserie et à la marqueterie. Son parcours le conduit ensuite entre la France et le Québec, où il réalise de nombreuses expositions et collaborations, avant de revenir en France en 2022 pour poursuivre ses recherches autour de la porcelaine expérimentale, notamment à La Borne et à La Meridiana en Italie. Aujourd’hui, son œuvre se distingue par une approche poétique de la matière, où virtuosité technique et fragilité dialoguent avec une grande élégance.
Il vit aujourd'hui à Toulouse, membre de l'association Terre & Terres,
Il m'a accordé un entretien.
Xavier, qu’as-tu ressenti lors de la remise de ton prix ?
J’ai été très heureux de recevoir ce prix à Saint-Quentin-la-Poterie. C’est un lieu que j’apprécie particulièrement, tant pour son atmosphère que pour l’énergie qui s’en dégage. Cette reconnaissance dans un cadre aussi inspirant a donné une saveur toute particulière à ce moment.
Peux-tu nous parler de ta technique ?
Ma démarche repose sur une technique traditionnelle et un travail de grande précision. Je commence par concevoir mes formes en bois, qui me servent de modèles. Chaque élément — le piètement, le corps de la pièce, le couvercle — est ensuite moulé séparément. Je réalise alors des moules dans lesquels je coule la porcelaine.
Une fois les pièces démoulées et suffisamment sèches, je les tournasse et les retravaille minutieusement à l’aide de lames de cutter et d’outils de chirurgie dentaire afin d’obtenir la finesse que je recherche. J’ajoute ensuite différents éléments décoratifs, mais cette étape nécessite de réhumidifier la pièce afin d’éviter les tensions entre les zones sèches et les zones plus humides.
Pour ces ajouts, je puise dans des matériaux très variés : végétaux, comme la sphaigne, mais aussi éléments organiques ou biologiques. Tous disparaissent lors de la cuisson à 1300 °C, ne laissant que leur empreinte dans la matière. Avant l’enfournement, j’applique également quelques touches d’émail sur certaines zones afin d’en souligner les reliefs et les détails.
Pour conclure, où peut-on découvrir votre travail et votre démarche de plus près ?
Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir la découverte de mon univers, j’animerai plusieurs workshops cet été. C’est l’occasion de partager mes recherches, mes techniques et mon approche de la porcelaine. Toutes les informations pratiques sont disponibles sur mon site internet.
Tous les informations sont sur son site
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